Christine Connelly

En tant que peintre figuratif, la forme humaine est au centre de mon travail. Pour moi, l’acte de peindre est intuitif. C’est, comme le disait Francis Bacon, «le système nerveux projeté sur la toile». Dans mon cas, cette nervosité s’exprime à travers le jeu énergétique des lignes et des blocs de couleur. Une peinture commence par ma réponse instinctive à une seule image ou à un certain nombre d’images totalement indépendantes qui m’invitent et m’attirent. L’image peut être issue de la vie, d’une photo ou un film, d’une image floue comme un souvenir qui s’effiloche..

Ensuite, le plaisir commence…

Je commence par orchestrer des scènes sur la toile, fusionnant des parties d’images choisies pour créer des mini-drames. Un dialogue s’établit entre moi et le sujet, utilisant le langage de la peinture : huile et/ou acrylique. La peinture est appliquée de manière lâche, souvent avec un chiffon ou un couteau à palette et des épaississants pour obtenir un résultat libre et expressif comme je le souhaite. J’utilise la ligne tracée pour ponctuer et maintenir l’élan de l’action. Ce combat crée une tension que je trouve exaltante. J’introduis souvent des formes géométriques comme contrepoint à l’action, plus libre.

Une fois que j’ai poussé le dialogue avec le sujet aussi loin que souhaité, la conversation se clôt dans le regard du spectateur par sa réponse émotionnelle, intuitive, ou/et intellectuelle.

Mon objectif est de créer des scénarios picturaux dans lesquels le spectateur puisse s’impliquer.