Maryse BUSSCHAERT

« Le Paysage se pense en moi et je suis sa conscience » P. Cézanne

« Je parle avec ma main, tu écoutes avec tes yeux » SHITAO

Flâneries

« D’abord, je me pose face au paysage, j’observe, je respire, je mémorise. J’intériorise les sensations, les visions de cette nature flamboyante. Puis, revenue dans mon atelier, je compose. Cette création ne se fait pas sans un retrait aux bruits du monde. Et là, face à la toile, tout surgit, telle une trace mémorielle : le foisonnement, l’énergie vitale primaire, la force, dans un geste libéré, sans contrainte, sans réflexion, juste le jaillissement de la sensation sur la toile. Les couleurs sont ainsi l’empreinte de cette sensation. Comme je fais corps avec la nature, je viens faire corps avec la toile.« 

Apparitions

 » J’aime à dire que les visages qui se créent au fur et à mesure de la touche picturale déposée sur la toile laissent apparaitre une mémoire, une image inconnue, une résurgence : sont-ils mes ancêtres ? J’aime à le penser. Un travail de série est en cours de cheminement. »

Fleurs

« A travers cette série florale, j’explore la coulure au gré du hasard. La blessure, la plaie, la cicatrice, la déchirure apparaissent ainsi comme stigmates. Parfois, elle se fait discrète puis, à d’autres endroits, elle surgit et s’empare totalement de l’espace laissant alors un message à décoder… » Nous sommes ici davantage dans un travail de motifs et de répétitions.

Sculptures

Ce travail est inspiré de la tradition de la poterie japonaise qui répare et sertit d’un filet d’or les fissures (le Kintsugi). L’objet abimé, brisé, qui devrait être mis aux rebuts, est remisé, puis façonné, disposé et ainsi réapparait embelli, sublimé.